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26.10.09

Feel Free Vs Danger

La liberté, ou plutôt le sentiment de liberté vous savez cette petite voix qui vous murmure que tout est possible. Je la rencontre souvent ici, elle était aphone depuis un certain temps, reléguée à l'arrière plan par sa copine fatalité, obligation et parcours vers métier, travaille, métro (quelle pipelette celle là)

Tout ça pour dire : petites choses qui alimentent le quotidien, ridicules et sans importances : merci pour ce sentiment !!!! Que j'aime conduire un scooter sans casque, faire les "peach can" à l'arrière d'une voiture sans demander ou est la ceinture à peine le cul sur le siège en cuir, ne pas me demander quelle est la limitation de vitesse sur cette route déserte...
Bon je suis tout de même consciente que les petites choses sont bien aidées par le porte monnaie dont le pouvoir d'achat a été multiplié par 10 depuis mon arrivée, démonstration :

Hier j'ai joyeusement participé à un buffet à volonté, grillade, poisson, gâteau, gâteau, glace, glace, biryanni, calamars à la sauce délicieuse, délicieuse, poulet masala, naan, naan, gâteau, gâteau, ect.. top niveau le resto et le tout pour la modique somme de !.. de .... de 7euros, 500 Rs soit le salaire que touche un indien pour 5 mois de travail. Bon ça n'a pas gâché le goût des mets, et mon estomac s'est bien amusé malgré l'indigestion de la veille. Je vais arrêter de mettre en perspective mon quotidien avec celui des indiens, comparer leurs réalité à celle des expats revient à vouloir d'un serf faire un seigneur alors qu'on est manchot : même si on essaye de faire quelque chose le seigneur bouffe le sanglier et les serfs finissent par bouffer nos jambes..
Beurk
Tiens mon prochain tour par ici je vous fais un topo sur les amuses estomacs indiens, les allumeurs de papilles et autres tentations pour bidon, en attendant je m'en vais acheter mon biller pour Hampi, next stop en solo cette fois : Yes I can :)
Histoire d'animer la page et de faire vos corps d'indian vibes vibrer voici un tube bollywood apprécié :


A noter :
  • la choré endiablée : kamel walou la c'est de la nioniotte en boite made in Taïwan à coté


  • le regard suave et le sex-appeal en carton du chanteur qui allume les corps qui n'en peuvent plus des donzelles a coté



  • les mouvements de cheveux "je le vaux bien" que j'ai toujours pas réussi à imiter malgré mes efforts tous l'été


J'Adore, j'Adhère, je Kitsch et tralala

21.10.09

Pune en quelques lignes

Pune, la ville de l’Inde de demain

le 28/5/2009 à 9h47  par Sarah Collin (photos: Serge Desforges)


A 150 km de Bombay, la "Singapour indienne" attire les amoureux de l’Inde moderne. Avec son climat tempéré, son économie dynamique et ses infrastructures de qualité, Pune, 5 millions d’habitants, se tourne élégamment vers le futur.

On ne va pas vous servir le cliché du contraste entre modernité et tradition, (bien qu'il ne soit pas dépourvu de prégnance en Inde), parce que de Pune, on ne retient que la modernité : des jeunes filles seules au guidon de leur scooter, des centres commerciaux étincelants, des restaurants à la mode, une circulation automobile (presque) disciplinée malgré sa congestion. De la fureur chaotique des villes indiennes, Pune n'a gardé que l'énergie positive.

Située à 150 km au Sud-Est de Bombay, (3h en voiture, 4h en train)  Pune, édifiée à 600 mètres d'altitude au confluent des rivières Mutha et Mula, jouit d'un climat bien plus plaisant que la mégalopole. Les températures y grimpent moins haut, les pluies y tombent moins fort. C'est d'ailleurs ici que les colons anglais installés à Bombay se retiraient pendant la mousson.

Depuis, les grandes sociétés industrielles ont investi les lieux, et Pune, outre près de 5 millions d'âmes, héberge maintenant les locaux de nombreuses entreprises automobiles (Tata Motors, Bajaj Auto…) et informatiques (Infosys, Wipro…). Sa centaine de structures éducatives lui a valu le surnom "d'Oxford de l'Orient". Aujourd'hui ses universités attirent de plus en plus d'étudiants étrangers. Parmi elles, la plus célèbre reste sans doute le FTII, l'institut national de cinéma et de télévision, qui a formé quelques grands noms du 7ème art indien.

Voilà pour l'histoire. Mais autant reconnaître qu'à Pune, le touriste épris de traditions séculaires en sera pour ses frais. Mais si vous cherchez à passer un week-end plein de bonnes vibrations urbaines, n'hésitez plus. Le très fourni musée Raja Dinkar Kelkar regroupe près de 20 000 objets de collection provenant de toute l'Inde. Le prince Dinkar Gagngadhar, héritier d'une famille royale marathe du 20ème siècle, y regroupa des bijoux anciens, des parures tribales, des statues religieuses mais aussi des râpes à grelots pour les pieds ou des machines à fabriquer des nouilles. Malheureusement, les pièces restent pauvrement mises en valeur par des néons incertains.

Non loin s'élève la colline de Parvati dont les quatre temples surplombent la ville. Le panorama dévoile routes et parcs, rangées de tours et îlots de slums. Au pied de la côte, le long du canal, s'étire l'un des plus grands bidonvilles de Pune, Janata Vasahat. Malgré son niveau de développement, Pune connaît de fortes inégalités, à l'image du pays entier.

Changement d'ambiance le soir, dans le complexe écolo-chic d'ABC Farms. Ces anciennes fermes laitières se sont reconverties en restaurants branchés à l'ambiance soignée. Jardins illuminés, musique tamisée, menus inventifs : si les bobos existaient en Inde, c'est l'endroit qu'ils plébisciteraient. Reste à se promener dans le quartier cossu de Koregaon Park. Au programme, une débauche de richesse qui n'a rien à envier à Beverly Hills. Les demeures, immenses, se dressent derrière de hautes grilles de fer forgé ou des portails blindés, tour à tour manoirs victoriens ou villas modernes immaculées.

Mais ce n'est pas pour ses maisons de maître que le quartier draine autant de touristes étrangers. A deux rues de là, le trottoir est envahi d'hommes et femmes en longue robe bordeaux. Nous sommes à l'ashram d'Osho, un gourou new-age controversé dont les enseignements ont conquis de nombreux Occidentaux au cours des années 70. Osho doit sa réputation sulfureuse à sa conception libre de la sexualité et à ses pratiques sectaires. Depuis le décès du gourou en 1990, l'ashram s'est transformé en centre de méditation multidisciplinaire high-tech, au cœur d'une nature ultra-domestiquée censée conduire à la paix intérieure. On peut aussi bien la trouver dans la frénésie du centre-ville, selon son karma.

12.10.09

Quand l'Europe s'invite en Inde

On a beau etre ici, regarder les slums (bidonvilles) par la fenetre de sa chambre, dans son immeuble garde avec piscine, on a beau savoir qu'on vit dans un autre pays, aux moeurs differentes, dans lequel plus de 60% des habitants vivent avec mon de 20 euros par jour, on a beau, on a beau... on vit comme des nababs europens sur le sous continent indien.
Les contradictions, les contrastres riches pauvres, on n'y peut rien, on les observe mal a l'aise, un cocktails a la main. C'est pareil pour les indiens, pour eux rien de plus normal : des tres riches, des tres pauvres... la vie continue et personne ne s'en plaint. C'est bien, c'est mal... je n'ai pas de reponses pour l'instant et ne suis pas sure qu'il y en ai vraiment une dans notre monde.

C'est ainsi qu'hier j'ai participe a l'Oktoberfest organisee par la chambre de commerce indo allemande a Pune.
Irrealiste le truc. Une tente, des drapeaux bleus et blancs partout, des fransikaner et autres becks, des allemands bedonants, des indiens souriant mine de rien, et un orchestre de cuivre tembourinant des airs de Volksmusik allemand... on s'y croyait. Un plat de Kasespaetzle plus tard et un litre de biere plus tard on se demande si on est pas vraiment a Munich, la suite je vous laisse la deviner :)

Cette soiree dominicale a fait suite a une fete deguisee organisee chez Ahu, mon hote sur ces terres d'encens. Autant vous dire que niveau depaysement entre fiesta et salle de sport toute equipee, frenchy et trendy indiens qu'on dirait meme pas qu'ils sont differents d'un europeen moyen, je suis assez surprise du resultat !
Et pourtant, dehors, la vraie vie... aller au marche : toute une aventure ! Prendre un Rickshaw et se demander comment on est encore en vie dans le chaos de la circulation.. sentir tous ces yeux sur ses cheveux, scannant les moindre recoins de peau blanche que vous offrez a leurs yeux curieux...
L'inde est un pays de contrastre, complexe, difficile a apprehender et pourtant si facile a aimer. L'interet est certain pour qui ne se contente pas de simplement se laisser porter par ses habitudes occidentales.

Suite au prochain episode, Goa J-4 :)

3.9.09

First step tatonne

La descente sur le sous-continent remonte a une semaine maintenant, une semaine déjà.

Moi qui aime pourtant écrire et raconter histoires et aventures je dois avouer que j ai quelques difficultés a trouver les mots adéquates, les phrases percutantes, meme la ponctuation refuse d agancer correctement les COD et autres COI, quoi, ou, qui, relative et absolu...ment indescriptible (pour le coup)

la sorciere page blog blanche s est emparée de moi...

Je ne me laisserai pas envouter plus longtemps, je la jete dehors a coups de baton d encens la garce !! hop hop hop

Commencons par le commencement :

Quand : 1er octobre 2009

Ou : Mumbai, Inde

Pourquoi : ne parlons pas des choses qui fachent

Qui : ahah Madonna

Que : se passe t il !?


Apres un vol calme et agreable, copieusement nourrie par Mr Air Qatar, le luxe m'environnant n'a pas tenu longtemps Il faut dire qu ils font les choses bien ces indiens : d ingenus slums made in India longent la piste d atterisage, a 4h de vol des riches emirs et autres sacs Lancel : on peut difficilement annoncer plus clairement la couleur !!!

J arrive donc a Mumbai a 4h du matin heure locale, il fait chaud, je n ai pas de fievre ni de H1N1, on me pose la question quand meme histoire d etre sur que je n ai pas envie de rester de l autre cote de la douane et de rentrer direct dans le cocon de ma chere patrie. Je tousse en passant, merde il vont me recaler comme un samedi soir au rex... ouf diouf, je suis passee (et entree gratuite putain, la classe qatar airlines)

Bref, je sors cherchant veinement une pancarte portant mon nom (comme dans les films). Valise rose et sac jaune, suant, je fais une fois le tour de la place... rien, deux fois, rien, trois fois, rien... c est bizzare j ai la sensation qu on m observe... sac jaune et valise rose, peau blanche et sueurs froides : MERDE j ai pas de tacoss !!!!

Organistion = 0 : pas le tel hindou d Ahu, pas de credit, telephone capricieux, il devait s acclimater aussi je pense...c est un peu la merde mais vu que j ai pas trop dormi je m en rend pas vraiment compte, j attend, sac jaune et ... 2h plus tard, je me suis assise sur la place, apres tout ici tout le monde me voit et donc personne ne peut me spolier de quelques membres (j exagere). je connais le nom de tous les chanceux qui ont une pancarte... Dr Hillmer, Welcome in India... fuck u oui ! Bref, j attend, et la soudainement un jeune indien se pointe, j ai envie de dire comme une fleur : 'galll Pune ???' galll pune ???

Il est louche celui ci... mais bon habituee a ce que mon prenom passe tu rouge au noir du gris au vert sans jamais etre prononcer correctement par les non francophone, je presume que ce mr = mon taxi !!! YES YES YES



Hop hop hop me voici le cul confortablement pose sur la banquette d'un 4x4 de luxe avec des sieges en dain.. la encore contrastre avec la pierre au milieu de la place sur laquelle mon posterieur a patienter 2h. J'attend encore, on m'avait prevenu : en Inde patience patience, elle est d'or et prendre son temps tout le monde adore... j'en ai marre d'attendre, vraiment marre, AHHHHH ! Mais j'attend, j'attend que le chauffeur trouve 3 autres passagers pour remplir le coffre fort roulant. 1h plus tard on decole, il est 8h je suis arrivee a 4h a l'aeroport..

Le trajet se passe sans encombre, musique bollywood a fond, je ne dors pas sauf vers la fin. Yeux grands ouverts sur la route, je ne prend pas de photos, trop de changement, trop de tout, je suis sous le choc des couleurs, des contrastres, de la chaleur, de la fatigue, choquee quoi .. !


Pune, IT center, ma pote vient me chercher, je suis toujours choquee mais bien decidee a en profiter.